mardi 5 septembre 2017

Blog en cours de déménagement

RDV sur mon nouveau blog pour découvrir les dernières actualités de Mes rêves éveillés.

mercredi 29 juillet 2015

Hopeless

Colleen Hoover
2012
Sky, 17 ans, vit avec sa mère adoptive Karen. Après plusieurs années de scolarisation à domicile, elle débute sa dernière année de lycée dans un nouvel établissement où elle ne connaît quasiment personne. Peu importe, de toute façon, Sky ne ressent aucune émotion pour personne depuis son enfance. Alors quand elle croise Holder, le bad boy du lycée, elle est surprise de l'effet qu'il a sur elle. Sky comprend rapidement qu'Holder n'est pas celui que tout le monde croit et leur relation devient passionnée. Peu à peu, elle découvre grâce à lui la vérité sur son passé. Tous deux étaient amis et voisins dans leur enfance. Mais elle ne s'en souvient pas...

Quoi ? Comment ça ? Cela fait deux livres du genre New Adult en peu de temps sur ce blog ? Merry serait-elle malade ? Eh bien, non… Hormis le fait qu’elle parle d’elle à la troisième personne, elle a juste été obligée, contrainte, forcée à l’insu de son plein gré (parfaitement !) par... elle-même... de lire plusieurs livres de ce genre au cours d’un marathon. Bonne nouvelle, c’est un genre qui finalement me plaît bien. Hélas, ce n’est pas trop grâce à Hopeless mais plutôt un autre titre.

Hopeless est un titre que j’ai bien aimé, mais ce n’est pas un coup de cœur selon mes critères personnels. Il faut savoir que je suis un peu novice dans les genres de la romance, et que j’aime l’aventure, l’action, le mystère et le drame. Les galipettes et les câlins, ça ne m’amuse pas dans un roman, car ce n’est pas ce que j’y recherche. Et là, des câlins, il y en a un paquet… Certains diront que cela reste léger… Oui, peut-être, mais c’est déjà trop pour moi. Surtout quand on découvre tout le mystère qu’il y a autour de l’histoire de Sky et Holder.

Holder est le principe même du beau garçon, un peu bad boy sur les bords, et surprotecteur à ses heures perdus. D’aucuns le trouveront trop lunatique : moi je l’ai aimé tel quel. Il n’est pas lunatique, il possède juste toutes les clefs, ou presque, pour comprendre Sky et savoir comment la protéger d’elle-même et de ses souvenirs. Mais Sky, elle, est vraiment insupportable. Non seulement elle ne comprend rien à rien – alors que parfois tout crève les yeux –, mais en plus elle considère qu’Holder est trop changeant dans ses attitudes alors qu’elle n’est pas mieux que lui : dans le genre « faites ce que je dis, pas ce que je fais » elle détient la palme. Je n’ai pas du tout aimé son personnage. Je l’ai trouvée égoïste, pleine d’a priori, et parfois incompréhensible.

Alors forcément entre les galipettes et l’héroïne qui m’ont déplu, il fallait que l’histoire qui se trouve autour tire son épingle du jeu, et qu’en plus cette épingle soit grosse. C’est d’ailleurs tellement bizarre, après tout ce que je viens de débiter, d’annoncer que j’ai quand même aimé ce livre ! Eh bien, oui, l’histoire qui se trouve derrière est excellente. Terrible, pleine d’émotions et tellement bien traitée.

J’ai été surprise par le tour que prenaient les événements car l’auteur nous menait sur une piste, et pendant qu’on se focalisait là-dessus, elle nous déposait une nouvelle bombe pour nous perdre un peu plus dans l’histoire. Beaucoup de fins possibles apparaissaient au fur et à mesure de l’avancée des péripéties, et l’auteur faisait toujours le choix le moins évident. Je n’ai pas dit que son choix est illogique : juste que ce n’était absolument pas ce à quoi je m’attendais, donc pour moi c’était gagné de ce côté.

Le style enfin est très agréable, même si j’ai un peu tiqué avec l’emploi du présent. Ça ne me gêne pas d’ordinaire, mais là, j’avais l’impression d’être un peu moins dedans. Allez comprendre pourquoi… Mais la fluidité du texte m’a permis de passer outre ce détail et apprécier malgré tout ce que j’y ai découvert. J’aurais juste aimé un peu plus d’émotions dévastatrices. Je suis sadique, que voulez-vous ?!

Recommandé par
Cookies

Lu dans le cadre de

dimanche 26 juillet 2015

Tes mots sur mes lèvres

Katja Millay
2012
Je m'appelle Nastya. Voilà 452 jours que je ne parle plus. À personne. Depuis que quelqu'un m'a volé ma vie et ma seule passion.
Dans mon nouveau lycée, personne ne sait qui je suis et tout le monde me fuit. Sauf Josh Bennett.
Il est toujours seul, comme moi. Un jour, il me parle. Et ma vie change. Encore une fois.


Je suis toute retournée. Au moment où j'écris cette chronique, j'ai fini ma lecture il y a environ quinze minutes. Et je tourne en rond, je ne sais pas quoi lire après ça. Je ne peux pas lire, après ça, en fait. Alors, j'écris ma chronique, je vous dis tout ce que j'en pense, et ensuite j'espère être libérée et enchaîner sur une autre lecture, en espérant qu'elle soit aussi belle que celle-ci.

Le New Adult, c'est un genre que je lis très peu, et c'est à l'occasion d'un week-end marathon sur ce genre que je me suis décidée à suivre les recommandations de mon amie Cookies. Je ne le regrette pas. Ce livre, c'est une bombe émotionnelle qui a pour seul objectif de briser notre cœur en morceaux et faire jaillir nos larmes.

L'intrigue est mystérieuse. On ne sait pas tout de suite ce qui est arrivé à Nastya, ni même à Josh. Mais ils se rapprochent car ils sont tous les deux brisés. Ils sont malheureux, s'auto-détruisent, et pourtant n'aspirent qu'à exister... tout en priant pour qu'on les laisse tranquilles en même temps. Ces deux personnages sont forts et même si on ne comprend pas toujours leurs réactions, on les aime et on veut les soutenir.

Mais ce qui est hallucinant avec ce roman, c'est que tous les personnages sont profonds, pas seulement eux. Ils ont tous ce petit quelque chose qui nous surprend et nous émeut. En commençant à prendre connaissance de l'univers de ce roman, j'ai catalogué Drew comme le playboy lourd et qui n'en loupe pas une. Je me suis trompée. J'ai catalogué Sarah comme la pimbêche reine du lycée. Je me suis trompée. Rien n'est ce qu'il paraît et l'auteur n'est jamais tombée dans le piège de la facilité ou de la logique.

Je pensais même que Nastya n'était pas arrivée par erreur dans cette ville et ce lycée précisément. Je m'attendais à un final particulier, et j'ai eu droit à autre chose de tellement meilleur. Alors, oui, c'était bon, incroyable, parfait. Ce final est bouleversant, et j'ai même failli verser quelques larmes, tant l'auteur a su jouer avec mes émotions.

Alors, après ça, je ne sais vraiment pas quoi lire...

Recommandé par
Cookies

Lu dans le cadre de

mercredi 22 juillet 2015

Save my soul

Keira Quinsley
2015
Ava Lansbury a deux terribles défauts. Elle est TRES timide, et elle est TRES gentille. Elle se fait donc exploiter par son patron (tellement banal...), dévorer par sa famille (déjà vu !), et son amant, un homme marié, la traite comme un paillasson.
Jusque là, ce pourrait être un livre de chick-lit ordinaire...
Mais quand le fantôme d’une marquise française décide de mettre son nez dans l’histoire, attention les yeux, ça va décoiffer ! Car Victoire-Alexandrine de Lance, Marquise de L’Epine, n’a pas que le nom de pointu. Sa langue et son caractère le sont aussi, et bien qu’ayant vécu au 18ème siècle – grand siècle du libertinage ! –, elle se révèle parfaitement armée pour affronter le nôtre...
Au contact de cette surprenante marquise, Ava va s’épanouir, gagner en assurance, parfois même contre son gré...


Avant toute chose, je souhaite remercier Rokh Editions, pour me permettre de découvrir cette réédition de SOS Marquise, devenue Save my soul. Avec près de cent pages supplémentaires, cela méritait un petit mot.

Alors, point de chronique complète, car mon précédent avis parle de lui-même. Toutefois, ma lecture s'est passée un peu différemment. Peut-être est-ce parce que je l'ai lu il n'y a pas longtemps, mais j'ai un peu moins ressenti la ferveur de la lecture. Connaissant l'histoire, je me suis un peu reposée sur cette lecture, et j'ai un peu mieux pu apprécier les personnages secondaires – mais toujours pas les scènes d'ébats d'Ava ;-)

La version augmentée est agréable, et l'on ne voit pas passer les pages. Autrement dit, ce n'était pas du remplissage juste pour rééditer, mais bien des passages qui collent à l'histoire et lui apportent un petit plus : un côté un peu plus profond et étoffé. Cette nouvelle version est donc tout à fait à lire, et pour ceux qui n'auraient pas lu la première version, n'hésitez pas et foncez plutôt vers celle-ci. Cela vous permettra de passer un peu plus de temps avec Madame la Marquise !

Madame la Marquise
1. SOS Marquise - (Rééd. Save my soul)
2. Le retour
3. Forever

En partenariat avec

lundi 20 juillet 2015

Tornade

Jennifer Brown
2014
C'est un jour comme un autre pour Jersey. Sa mère et sa fantasque petite soeur Marine partent pour le cours de danse. Encore à elle la corvée de préparer le dîner, étendre le linge. Et le temps est abominable, peut-être même une tornade à l'horizon. Mais Jersey n'a pas peur, elle connaît ça les tornades, elle en a déjà vu. Pour l'instant, elle savoure le calme : cette casse-pieds de Marine n'est pas là, sa mère ne peut lui faire aucun reproche. Quand tout bascule en quelques secondes : une tornade d'une violence exceptionnelle dévaste tout sur son passage, les maisons, les arbres, les routes, les gens. Réfugiée au sous-sol, Jersey est indemne à part des blessures légères. Dehors c'est une vision de cauchemar, des voisins blessés et traumatisés errent dans la rue jonchée de gravats et de débris. Et aucun appel ne passe, Jersey a beau appeler et appeler encore sur le portable de sa mère, impossible de la joindre...

J’ai découvert il y a peu que Jennifer Brown, l’auteur de l’émouvant Hate List, avait rempilé avec ce titre grâce à la chronique d’une amie. Je l’ai lue, et j’en ai retenu simplement que c’était une lecture particulièrement émouvante. Je n’ai pas lu le résumé. Alors, quand je me suis lancée dans ma lecture, je ne savais pas à quoi m’attendre. Vraiment pas. Mais j’en attendais beaucoup. Et ce que j’ai découvert était heureusement à la hauteur de mes espérances. Attention aux spoilers dans la suite...

Le début du roman commence doucement, sur une vie paisible, celle de Jersey. Elle vit en banlieue avec sa mère, son beau-père et sa demi-sœur. Une famille recomposée tout ce qu’il y a de plus banale qui va se retrouver dans une situation plus qu’hallucinante. Une tornade arrive, et cela va bouleverser la vie de Jersey. Elle va connaître la perte, la douleur, l’abandon, la trahison. Tout ce qu’il y avait de négatif dans sa vie et dont elle était épargnée va lui revenir en pleine tête, et ça ne sera pas joli joli.

Je vais commencer par cet idiot de Ronnie. Quelle honte, quel crétin fini. Comment a-t-il pu lui faire ça ? Même si elle n’est pas sa fille, mais quand même un peu de cran, sois un homme et assume ! Tu as décidé de te marier avec sa mère, et maintenant quoi, tu considères que sa fille n’est pas assez bien pour que tu te préoccupes d’elle ?! Mais dans quel monde vis-tu ?! Quant à Clay et sa famille de dégénéré, n’en parlons même pas. Des fous furieux. Pas étonnant que Jersey soit paumée, en colère, qu’elle ne sache plus où elle en est.

Ses réactions sont donc tout à fait compréhensibles. Elle supplie ses amies, son beau-père de l’aider, de venir la chercher, de s’occuper d’elle. Elle n’est pas heureuse, à tout perdu, et ne peut que se raccrocher à des souvenirs. On ressent sa détresse dans chacune de ses paroles et de ses actions. J’ai été outrée de voir la bêtise humaine, du côté de ses pères.

Par contre, je n’ai plus compris Jersey quand elle s’est retrouvée dans un environnement aimant. Elle se retrouve enfin dans un endroit où l’on s’intéresse à elle et à son confort, et quoi ?! elle râle et ne veut pas qu’on l’ennuie ? Elle est odieuse avec ces gens qui lui tendent une main ? Réveille-toi ma grande, tu as cette chance (si l'on peut dire), finalement alors arrête d’être conne et tourne la page : adapte-toi.

Ma chronique peut vous paraître virulente : je m’adresse beaucoup aux personnages et je m’énerve de leurs réactions… C’est ce que j’ai ressenti pendant ma lecture, et je vous jure que ça fait du bien. Je n’ai pas seulement lu ce livre, je l’ai vécu. C’est ce que m’avait fait Hate List. Alors, je suis contente aujourd’hui, et j’attends impatiemment le prochain roman que sortira cette auteur, que je compte suivre pendant encore un long moment !

mardi 14 juillet 2015

La Tour

Cécile Duquenne
2015
Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu'elle se trouve au sous-sol d'une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d'en sortir est de monter jusqu'au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l'ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués… Et les révélations. Car Jessica n'a plus aucun souvenir d’avant son arrivée ici. Ils lui reviennent par bribes, étage après étage, et plus elle en apprend, moins elle désire sortir – surtout que son pire ennemi se trouve à l’intérieur avec elle. Bientôt, l'envie de se venger prend le pas sur l'envie de s’échapper… Et si en exhumant les secrets de son passé, Jessica levait aussi le voile sur la véritable fonction de La Tour ?

Avant toute chose, je souhaite remercier Louve, du forum Mort-Sûre, et l’auteur, Cécile Duquenne, pour m’avoir permis de découvrir ce petit roman qui m’a fait voyager !

Lorsque j’ai vu la couverture, mon attention a tout de suite été retenue. Lorsque j’ai parcouru le résumé, j’ai tout de suite su que je devais lire ce roman. Il avait a priori tout pour me plaire. Une histoire sans demie mesure, qui devait aller à cent à l’heure, avec des mystères à la pelle, et du suspense à me couper le souffle. Voilà ce que je m’en imaginais. Et c’est exactement ce que j’ai eu !

Le roman commence très fort, auprès de Jessica qui ne se souvient plus de qui elle, et ne comprend pas pourquoi elle se trouve dans ce marécage, entourée de crocodiles. Un bon début, qui nous amène déjà quelques sueurs froides. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter. La focalisation se faisant complètement sur Jessica, nous la suivons dans ses moindres faits et gestes et découvrons ce « monde » particulier qu’est la Tour auprès d’elle. Cela nous rapproche, et nous sommes, lecteurs, gagnés à sa cause. Peu importe pourquoi elle est là, nous la soutenons.

Les péripéties s’enchaînent au fur et à mesure des étages, et nous découvrons peu à peu le passé de Jessica et ses camarades. Nous frémissons et la crise de nerf nous guette. La fin du roman se ponctue d’une montée de tension significative qui est à la limite de nous envoyer à l’hôpital, avant de finalement retomber, par une conclusion inattendue. Quand vient enfin le temps d’épiloguer, on réalise que de toutes les hypothèses possibles, cette solution finale était la plus logique. J’ai aimé cette fin !

En bref, un roman qui m’a fait passer un excellent moment, mais qui aurait pu gagner à être un peu plus long. J’aurais aimé passer un peu plus de temps dans la tour et rester aux côtés de Jessica un peu plus longtemps.

En partenariat avec
Cécile Duquenne

dimanche 12 juillet 2015

Les Loups du Pontet

Alain Bosc
2015
Louis XI règne depuis deux ans et déjà des troubles agitent le royaume. Trois paysannes disparaissent dans une forêt enneigée. Deux jours plus tard, c’est une famille entière qui est sauvagement massacrée…
Mais qui est donc ce Thomas Russ ?
À la fin de la guerre de cent ans, défaits par Charles VII, les anglais établis à Bordeaux durent s'exiler. Le père anglais et la mère française de Thomas quittèrent Bordeaux pour Bristol. Thomas, lui, choisit de rester à Bordeaux, au service de son oncle marchand lui aussi. Mi commis, mi homme de confiance, mi bras armé (hum, ça fait trois demis ça !), il risque sa vie en compagnie d'une jeune flamande enfuie de Bruges qui se fait passer pour un homme afin d'échapper aux contraintes que l'époque impose aux femmes.

Avant toute chose, je souhaite remercier l'auteur, Alain Bosc, pour m'avoir permis de découvrir ce roman. Mais je ne vais pas mentir : ma chronique sera assez mitigée. Toutefois, cela est plus dû à mon manque d'affinités avec ce que j'y ai lu, qu'à la qualité du roman.

Le début du roman ne m'a pas vraiment aidée à me mettre dans le bain. Même si l'auteur m'avait prévenue, je me suis retrouvée à lire énormément de détails concernant les lieux, le temps (c'est un thriller médiéval, rappelons-le), et les personnages, assez nombreux tout de même. L'intrigue a donc eu du mal à arriver et ma patience a été ébranlée. Il a fallu attendre le second quart du livre pour que cela bouge un peu. Simplement voilà, je n'ai pas été "dedans".

Pourtant, ce roman présente des qualités indéniables. L'atmosphère de l'époque est bien retranscrite (toutefois, j'en ai eu l'impression) : j'ai eu le sentiment d'être vraiment dans une époque médiévale, un monde où le fantastique n'est pas si loin, avec l'évocation de la sorcellerie et la présence des loups-garous. C'était assez atypique et peu commun à lire, surtout que cela restait ancré dans une certaine réalité.

L'intrigue, quant à elle, se tient. Les meurtres s'enchaînent et l'enquête est crédible. On suit Thomas lors de ses investigations et l'on s'interroge, tout comme lui. Tout cela est de plus relaté par un style fluide et agréable qui permet de nous faire tourner les pages relativement rapidement.

Mais malgré la qualité du récit, je n'ai pas su y trouver mon bonheur. Je suis restée détachée, sans vraiment savourer. Je n'ai pas été émue par ce style et cette époque, car je pense ne pas rechercher ce genre de sensations. Ainsi, je vous invite à lire des chroniques de personnes qui ont aimé, voire adoré, ce roman, car je sais qu'il y en a beaucoup. J'ai le sentiment que pour les amoureux de thrillers médiévaux, c'est un roman à lire.

En partenariat avec
Alain Bosc

vendredi 3 juillet 2015

Enfermés

Marine Sheridan
2015
Ils sont jeunes, ne se connaissent pas et sont enfermés dans une maison isolée de tout sans aucune possibilité de fuite.
Qui les y a enfermés ?
Et surtout, pourquoi ?
Une histoire où se mêlent mystère, suspense, amitié, amour, angoisse et terreur.



Avant toute chose, je souhaite remercier Marine Sheridan, l’auteur, pour m’avoir permis de découvrir son nouveau roman.

Les romans précédents de Marine étant plutôt orientés New Adult et Romance, du coup j’étais extrêmement pressée de découvrir l’auteur dans ce genre que j’affectionne tout particulièrement : les thrillers. Mais j’appréhendais aussi énormément. Pour écrire un thriller, il faut quand même avoir des pensées particulièrement tordues et des idées sadiques, et faire le grand écart entre l’amour et l’horreur n’est pas donné à tout le monde. Pourtant, Marine s’en est très bien sortie.

L’héroïne, Maëlys, se retrouve enfermée dans une maison, avec neuf autres personnes, sans possibilité de sortir, sans connaître qui que ce soit. Les questions sont là, et aucune réponse n’est apportée dans un premier temps : pourquoi sont-ils là, que vont-ils subir ? On imagine très bien que la situation ne va pas rester statique, et va rapidement évoluer… et c’est le cas. Des psychopathes vont en effet donner des ordres aux captifs, qu’ils devront absolument exécutés sous peine de sanctions. L’idée est excellente !

Mais Maëlys est trop lisse et prend les choses avec trop de philosophie. Même si son premier ordre lui donne des sueurs froides, on la sent trop réfléchie dans une telle situation, alors que tous les autres sont paniqués (ce qui est normal). Est-elle si exceptionnelle pour être la seule à prendre les événements comme ils viennent ? Je ne dis pas qu’elle ne ressent rien, non. Mais elle réfléchit, garde des informations en tête, analyse et reste fixée sur l’idée que l’union fait la force. Oui, je suis d’accord avec son attitude. Mais j’aurais aimé la voir paniquer, la voir sombrer. Nous sommes dans un thriller, je veux de l’horreur, des sentiments épouvantés !

Ce n’est donc pas sur le personnage principal que se repose le côté effrayant de ce roman, mais bien sur l’intrigue en elle-même qui est à couper le souffle. Imaginez un peu être captif, devoir exécuter des ordres aussi malsains que dangereux, avoir peur pour votre vie et celles des autres captifs, qui sont peu à peu devenus vos amis… ou vos ennemis. Rien à dire, de ce côté-là, l’auteur a gagné la palme du sadisme et de la perversité. Je n’ai vraiment pas envie de me retrouver enfermer dans la même pièce qu’elle, pour vous dire !

Concernant l’enchaînement d’actions, il est excellent : j’ai difficilement pu poser le roman, et j’étais embarquée à chaque page. Après, peut-être lis-je trop de romans de ce genre, mais j’ai compris assez rapidement qui avait un gros secret et la nature de ce secret. C’était évident, mais aussi nécessaire : sans ce personnage, impossible de faire évoluer l’intrigue vers la fin de l’histoire.

En somme, un excellent thriller. Marine, adonne-toi à ce genre, qui te va vraiment très bien. Tu as tout d’une psychopathe folle furieuse, alors continue à nous épouvanter, s’il te plaît. Ce roman, je l’ai dévoré, et j’ai même gommé inconsciemment toutes les imperfections, tant j’étais dans l’histoire ! Par contre, tu as mis la barre bien haut donc sache que j’attends énormément aujourd’hui du côté obscur !

Enfermés
1. Enfermés
2. Du côté obscur

En partenariat avec
Marine Sheridan

mercredi 1 juillet 2015

Trois

Sarah Lotz
2014
Jeudi noir sur la planète. Ce jour-là, quatre avions de ligne s'écrasent aux quatre coins du globe. Troublante coïncidence, d'autant que sur trois des quatre sites de la catastrophe, les secouristes découvrent un rescapé. Chaque fois, il s'agit d'un enfant et chaque fois, sa survie tient du miracle.
La presse internationale s'empare de l'événement, il n'est bientôt plus question que des « Trois » et les spéculations à leur sujet vont bon train. Certains fanatiques religieux voient même en eux l'incarnation des cavaliers de l'Apocalypse, à ce détail près qu'ils devraient être quatre... Y aurait-il un quatrième survivant ?
Dans le même temps, les familles qui ont recueilli les enfants sont confrontées à des événements étranges. Alors qui sont au juste ces enfants ? Et que veulent-ils ?
Un thriller glaçant mené de main de maître par une jeune auteure virtuose.

C'est la deuxième fois que cela m'arrive en peu de temps... Je pense qu'une loi des séries m'est tombée dessus. J'abandonne à nouveau un roman. Et un thriller, en plus ! Mais à la moitié du roman, je préfère arrêter le massacre et me consacrer à des romans qui m'intéressent, plutôt que de m'obstiner pour rien. Toutefois, je vais vous en toucher deux mots, car après tout, c'est le jeu : je n'ai pas aimé, donc je dis pourquoi.

Ce roman, j'en attendais énormément. Il s'agissait quand même d'un quadruple crash d'avions, le même jour : un Jeudi noir. Le résumé nous parle d'une référence à l'apocalypse avec trois enfants survivants, les Trois, et un potentiel quatrième. Je m'attendais donc à avoir un récit très mystérieux et envoûtant dans lequel je me noierai et dont je n'arriverais pas à démêler le vrai du faux. Je ne pouvais pas me tromper plus ! Je me suis ennuyée, purement et simplement. Peut-être n'était-ce pas le moment, pour moi, de le lire...

Pourtant, le début était assez intéressant, vraiment atypique dans le sens où nous n'avons pas droit à un récit, mais à des témoignages et/ou coupures de presses les uns à la suite des autres. Très perturbant et très surprenant, je vous l'accorde ! Eh bien, au début, c'est très agréable, car on passe d'un événement à l'autre, via des points de vue différents. Mais au bout d'une centaine de pages, je vous jure que cela devient barbant. On ne suit personne en particulier, le récit est décousu (normal, il n'y en a pas !), et il y a trop de personnages, trop de choses qui gravitent autour de l'histoire principale... et pas assez d'histoire principale !

Sérieusement, je m'attendais à quelque chose de fantastique, qui me ferait frissonner, une vision très moderne de l'apocalypse et des cavaliers. Surtout réincarnés dans des corps d'enfants ! Il y aurait eu de quoi écrire une super histoire. Si le sujet avait été mieux cadré pour éviter des fioritures inutiles et envahissantes, et un récit avait été mis en place pour donner une réelle continuité à l'intrigue, plutôt qu'une suite d'éléments vagues et dont on ne comprend pas l'intérêt tout de suite...

lundi 29 juin 2015

Sang blanc

Noémi Krynen
2015
Alors qu'une série de meurtres teinte de rouge la si belle campagne enneigée du Vercors, Édouard, dentiste, revient dans son village après la mort de ses parents. Il y retrouve Renaud, un vieil ami d'enfance, et se lie avec Anna, une jeune serveuse. Édouard pensait connaître ses parents, mais il n'est pas au bout de ses surprises... Ce séjour qui ne devait être qu'une simple formalité administrative va peu à peu glisser vers l'abîme du passé et bouleverser définitivement son avenir...

Avant toute chose, je souhaite remercier la Masse critique de Babelio et les Éditions Taurnada pour la découverte de ce roman. C’est le second roman de cet éditeur que je lis, et je suis une nouvelle fois conquise par la qualité des écrits proposés.

Cette histoire n’est pas un thriller comme un autre. Elle commence de manière tellement « contemporaine ». Édouard se rend à Rencurel suite au décès de ses parents dans un banal accident de la route. Sur le chemin, nous apprenons à connaître ce personnage assez particulier. Il semble en effet avoir du mal à exprimer ses émotions. Pourtant, il était en froid avec son père, donc on peut aisément en déduire qu’il est tout à fait apte à les ressentir.

Le ton est donné et la focalisation se fait sur ce personnage plutôt que sur l’affaire qui est en cours dans la région. Un homme a été sauvagement assassiné, mais c’est secondaire, et j’avoue que la présentation du fait était divers assez bien menée. Néanmoins, on peut se poser des questions, au début, quant à l’implication de notre personnage principal : en effet, rien a priori ne le relie à ce meurtre. Il vient s’occuper de paperasse, revoit d’anciens amis dont il ne se souvenait pour certains même pas, rencontre une serveuse avec qui il finit par se rapprocher... Alors, quel rapport ?

C’est vers le milieu du roman que l’on comprend. Non pas car nous le devinons, mais parce que cela est écrit en toutes lettres ! J’étais à la fois ravie de découvrir l’intrigue sous-jacente et d’imaginer ce qui allait bien pouvoir arriver à Édouard, mais en même temps, j’en ai été frustrée. Pourquoi tout révéler si tôt ? Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu d’autres révélations ensuite (et même plusieurs auxquelles je ne m’étais pas attendue !), mais je trouve dommage de faire une si grosse révélation si tôt !

Heureusement, à partir de ce moment, tout s’est enchaîné. Péripéties sur péripéties, révélations coups de poing, et un style extrêmement fluide. Rien à faire, il m’était impossible de reposer le livre, tant j’étais embarquée dans l’histoire. Le personnage d’Édouard est fascinant, et les figurants qui gravitent autour de lui n’étaient pas en reste.

Mon seul regret, finalement, est que ce livre n’ait pas été plus long, plus poussé, plus terrible et terrifiant encore, car en sortir revenait à rentrer chez soi après une balade extrêmement agréable : on n’a pas envie que cela s’arrête, tout simplement.

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