mardi 5 septembre 2017

Blog en cours de déménagement

RDV sur mon nouveau blog pour découvrir les dernières actualités de Mes rêves éveillés.

samedi 8 juillet 2017

Les travaux d'Apollon #1 – L'oracle caché

Auteur Rick Riordan
Titre The Hidden Oracle
Année 2016
Genre Fantastique, Mythologie
Pages 455p.

Zeus punit Apollon en l'envoyant sur terre, à New York, transformé en adolescent de seize ans. Pour survivre à ses nombreux ennemis et obtenir le pardon de Zeus, Apollon demande de l'aide à Percy Jackson et à la Colonie des Sang-Mêlé.

Quel énorme plaisir que de retrouver à nouveau cet univers ! J'avoue que, après Percy Jackson, j'avais, comme pour Héros de l'Olympe, une petite appréhension. La découverte de nouveaux personnages et la peur de moins voir les anciens se sont fait sentir. Mais j'ai adoré ce début de saga, plus encore qu'Héros de l'Olympe.

Pourtant, les anciens, on n'en voit pas beaucoup. Percy a le droit à une mini-scène au début (où il n'est pas du tout à son avantage... mais qu'est-ce que j'ai ri !) et une à la fin. Nico est là quasiment tout le long, Rachel apparaît de temps en temps, et l'on revoit Léo à la fin. Les autres, rien, nada.

Mais le personnage d'Apollon remplit l'espace à lui tout seul ! Il est aussi insupportable qu'attachant. Le discours est en effet à la première personne. On découvre donc toutes les pensées du dieu, et on peut dire qu'il a la tête aussi grosse qu'un volcan ! Mais, en même temps, il a ce petit quelque chose qui le rend attachant, et qui fait qu'on a envie de le plaindre. Très étrange ! Ah, et du fait de l'utilisation de ce personnage, le style en est rendu très amusant. J'ai ri plus d'une fois face à l'ironie et à la légèreté utilisées par l'auteur !

L'histoire, enfin, est la continuité même de la saga précédente. On retrouve les personnages après la défaite de Gaia, les Oracles sont muets, Apollon a été puni car il fallait bien un coupable. Ainsi, on ne peut pas qualifier cette nouvelle saga de "on reprend les mêmes et on recommence". Non, il s'agit bien d'une suite, avec de nouvelles aventures, du suspense, et de nouveaux personnages ou d'anciens que l'on revoit sous un autre jour !

Encore une fois, c'est un texte que j'ai adoré, et j'ai vraiment vraiment hâte de découvrir la suite !

Les travaux d'Apollon

lundi 19 juin 2017

Héros de l'Olympe #5

Auteur Rick Riordan
Titre The Blood of Olympus
Année 2014
Genre Fantastique, Mythologie
Pages 519p.

Bien qu'il soit tentant de prendre l'Athéna Parthénos à Athènes pour l'utiliser comme une arme secrète, les amis savent que l'immense statue doit aller à Long Island, où il pourrait être en mesure d'arrêter une guerre entre les Grecs et les Romains. L'Athéna Parthénos ira à l'ouest, l'Argo II ira à l'est. Les dieux, souffrant encore du trouble de la personnalité multiple, sont inutiles. Comment une poignée de jeunes demi-dieux peut espérer gagner contre une armée de puissants géants ? Parce qu'ils n'ont pas d'autre option. Ils ont déjà trop sacrifié. Et si Gaïa se réveille il y a intérêt à ne pas perdre la bataille...

Je vais pleurer. J’avais décidé de me faire plaisir en me finissant la saga pendant mes congés (donc tomes 4 et 5), mais en refermant ce livre, je me rends compte que j’ai oublié une chose importante : faire durer le plaisir ! Du coup, je sors de l’histoire ravie, comblée, car l’histoire était juste géniale… mais c’est fini, quoi !

Cette saga était vraiment super, même si elle est quand même différente de Percy Jackson. Je suis peut-être trop attachée à ce personnage, mais j’ai trouvé que dans ce dernier tome, nos anciens, Percy et Annabeth, n’avaient quand même pas le beau rôle. Non seulement ils n’ont pas de réelles actions décisives (dans ce tome, je précise), mais en plus à cause d’eux, tout va s’enchaîner (pour notre plus grand plaisir, heureusement !).

Je suis donc contente mais frustrée. Car j’aurais voulu un peu plus de leur présence. Hormis cela, je vous rassure, j’ai adoré ce tome. Après avoir suivi pendant autant de temps les 7, ça fait du bien de mettre un peu l’accent sur deux autres personnages : Nico et Reyna. J’ai bien aimé l’alchimie entre ces deux personnages, et c’était un plaisir de les voir évoluer tous les deux.

Quant aux 7, ils étaient tous égaux à eux-mêmes. Ils ont rempli leur office, et je me suis régalée du début à la fin face aux événements, et au style de l’auteur, à la fois fluide et drôle. C’était une conclusion un peu moins saccadée toutefois que celle de la première saga, qui m’avait tellement tenue en haleine que je ne pouvais pas en lâcher le livre la nuit tant que ce n’était pas fini (d’où mes lectures pendant les vacances, oui !). Là, je pouvais le poser et reprendre plus tard. Nerveusement, c’était plus gérable.

Et maintenant, la petite surprise : et si, y a une suite ! Évidemment, c’est une suite dans le même genre : on reprend quelques personnages, on en ajoute d’autres, et on fait une nouvelle histoire. Mais c’est tellement bon de revoir nos amis. Donc pour tout vous dire, cette suite s’appelle Les travaux d’Apollon et va nous révéler le châtiment que Zeus a imposé à Apollon à la suite de cette guerre… Et je peux vous dire, pour avoir commencé (et terminé) le texte au moment où j’écris ma chronique, que le ton est sacrément différent… mais nous promet de très bon moment. Et puis Percy m’a bien fait plaisir dans une scène. J’dis ça, j’dis rien, hein !

Héros de l'Olympe
    

mercredi 7 juin 2017

Noire neige #2 Noire mer

Auteur Nicolas Skinner
Titre Noire mer
Année 2017
Genre Fantasy
Pages 420p.

Un cataclysme a dévasté le royaume insulaire d'Isulgaar.
Quarante-quatre années plus tard, le Nord de l’île rayonne grâce à son nouveau roi orchestrant l’alliance entre locaux et exilés, alors que le Sud se reconstruit suite à l’investiture d’anciens pillards. Entre eux, le centre de l’île se développe avec l’exploitation de la tourbe.
Tandis qu’au Sud, de mystérieux navigateurs aux motivations obscures accostent, au Nord se trame une machination diabolique dans une seigneurie côtière. Mais ni le Nord ni le Sud ne se doutent que les visions de mer noire du prince héritier pourraient révéler l’avenir d’Isulgaar… ou plutôt sa disparition.


Merci à Nats Éditions pour cette lecture.

J'avais beaucoup aimé Noire neige. Surprise totale, ce livre m'avait étonnée par son genre, sa thématique, sa construction. J'avais adoré certains passages, avais frémi sur d'autres et avais même envisagé de me plaindre à l'auteur pour l'horreur de certaines scènes, très éprouvantes d'un point de vue psychologique. Du coup, cet effet de surprise était attendu. Mais comme je connaissais déjà le genre, la thématique, et la construction, il n'est pas arrivé.

Au risque de choquer les fans, je n'ai pas aimé Noire mer. Je n'ai pas compris l'intérêt de cette histoire par rapport à celle du tome 1. L'évolution des personnages ? Non, trop éloignée. Une intrigue concernant la migration ? Non, elle est trop dans le passé. Ici, c'était autre chose, et cet autre chose m'a dérangée, car je n'ai ni explications quant à "pourquoi c'est arrivé", ni explications quant à "comment cela se résout". J'ai été dans le flou, et je pense que je n'ai pas compris l'intrigue de la Mer Noire.

J'ai bien essayé de lire et relire certains passages, mais si le cheminement est très clair, si ce qui arrive aux personnages est compréhensible, j'ai l'impression de me trouver à des lieues du livre et de tenter d'atteindre quelque chose qui est hors de ma portée. Loin d'une déficience intellectuelle (je l'espère, en tout cas !), je pense que cette histoire ne m'a tout simplement pas émue. Je n'ai rien ressenti, et je lisais le texte de façon détachée.

J'en attendais peut-être trop, ou peut-être que Noire neige m'avait suffi. C'était une histoire complète en soi, avec un début, une intrigue incroyable, et une fin parfaite. Pourquoi continuer ? En plus, vu la fin de ce tome, il est à peu près certain qu'une suite sera envisagée. Une fin ouverte, contrairement au premier tome, qui ne fera pas poursuivre la lecture de cette saga… En tout cas, pas avec le plaisir que j'ai eu à lire le premier tome.

Les chroniques d'Isulgaar
 

mardi 30 mai 2017

L'origine des mondes #2

Auteur France Missud
Titre L'origine des mondes
Année 2017
Genre Science-Fiction
Pages 206p.

Éloïse arrive enfin sur Sahana, Terre de tous les possibles. Accompagnée de sa meilleure amie et de son petit-frère, elle tente de s'intégrer sans dévoiler sa véritable identité. Mais très vite, l'émerveillement va faire place aux doutes et à la peur. 
Alors que Raphaël devient de plus en plus mystérieux, une révélation inattendue remet en question toutes ses certitudes. Et si ses amis n'étaient pas ce qu'ils prétendaient être ? 
Ne sachant plus à qui se fier, la jeune femme doit affronter, seule, les terribles fléaux qui s'abattent sur ce nouveau monde.

Tout d’abord, je tiens à remercier France Missud de m’avoir permis de découvrir la suite et fin de L’origine des mondes.

Je savais qu’il y avait une suite au tome 1, mais j’ignorais qu’il n’y avait pas de suite au tome 2. C’est donc une bonne duologie qu’il m’a été donné de lire, mais j’avoue que je suis perplexe quant au format : pourquoi avoir séparé ces deux tomes, qui représentent à eux deux une réelle histoire, avec toute la continuité qu’on attend dans un one shot ? En même temps, j’avoue que ça a permis d’entretenir le suspense !

Ce nouveau tome commence donc où s’était terminé le premier tome. Pas de rappels effectués, tout est assez clair si vous venez de lire le tome 1 (et je le conseille, car cette histoire devrait se lire d’une traite) ; par contre, si vous l’avez lu il y a longtemps, quelques détails devront vous revenir au cours de la lecture. Je vous rassure, cela va vite, car ce n’est pas une histoire que l’on peut oublier si facilement.

Eloïse arrive enfin sur Sahana et découvre sa planète natale. Après tous ces apprentissages, elle est prête à découvrir son père et se fondre dans la masse de Sahana. Si au début on rappelle qu’elle ne doit pas se faire connaître, je trouve que ce point est vite éludé par la suite. En même temps, Eloïse ne fait pas très attention. Je l’ai trouvée un peu moins pénible que dans le tome 1, elle est plus sensée et réfléchie (du moins, elle essaie, dans des conditions pas toujours très favorables). Raphaël, quant à lui, m’a donné de gros doutes. Mais chut, sur quoi, ça, c’est un secret !

Ce que j’avais aimé dans le tome 1 n’est que trop peu présent dans le tome 2 : la vision du monde telle qu’elle était présentée dans le tome 1 a sa continuité ici, mais finalement cela passe en arrière-plan par rapport aux événements relatés. J’avais même oublié qu’il ne restait que 55 ans de vie à la Terre, moi ! J’aurais aimé que de nouvelles idées soient ajoutées aux premières, mais là c’est une vision tout à fait personnelle.

Il fallait bien que les choses évoluent pour Eloïse et Raphaël, et qu’on arrive enfin à un final digne de cette histoire. Ce fut le cas. La fin était vraiment très bien amenée, et les mystères bien ficelées. J’avais bien compris qui était le traitre. Pas de surprise de ce côté-là, mais ravie que l’auteur ait su considérer cette tournure, et brouiller les pistes.

En bref, une très bonne suite et fin, que j’aurais préféré voir coller au premier tome, afin d’en faire un one-shot. Même si le mystère entre les deux avaient été plus ténus, l’intérêt pour l’histoire n’en aurait pas été émoussée, et cela aurait permis, pour une fois, de voir un SF jeunesse complet, avec une histoire continue et qui apporte une vision du monde intéressante, sans rentrer dans la mode des sagas.

L'origine des mondes
 

Lu dans le cadre de

dimanche 16 avril 2017

Malgré elle

Auteur David-James Kennedy
Titre Malgré elle
Année 2017
Genre Thriller
Pages 576p.

Paris, 1989. Au très chic lycée Henri-IV, les réputations se font et se défont. La magnétique Emma n’a pas conscience du pouvoir d’attraction qu’elle exerce sur les garçons. Yann. Arno. Manu… La liste de ses prétendants est longue. Mais c’est en Tom, ado solaire fou de sensations fortes, qu’elle a trouvé le confident idéal. Lui qui la connaît si bien. Un drame va survenir et assombrir le tableau de cette adolescence parfaite.
Paris, 2015. Les chemins se sont séparés. Tom est resté ce casse-cou qui faisait tomber les filles, profitant de la revente de sa boîte pour se laisser le temps de vivre. Jusqu'à ce jour où Lukowski, ancien d'Henri-IV envers lequel Tom se sent redevable, laisse deux messages désespérés, l'implorant de le retrouver.
Une fois sur place, il découvre la dépouille de son vieux camarade, flottant entre les rochers d'une lointaine côte suédoise. À l'intérieur de la maison voisine, un ordinateur portable et, sur l'écran, un défilé de photos accompagnées d'un mail menaçant. Emma ado, Emma adulte, Emma partout, sur chaque prise de vue. Qu'est devenue sa meilleure amie ? Qui était-elle réellement ? Pour qui et pour quoi devraient-ils tous payer après vingt-six ans ?

Quelle lecture ! J'aime les thrillers, vous le savez, mais celui-ci a ce petit quelque chose de particulier qui fait qu'on veut vite arriver à la fin pour savoir, mais qu'en même temps nous ne voulons pas quitter, car on s'y sent bien. Les personnages sont comme de vieux amis que l'on apprécie, et l'intrigue est tellement bien ficelée qu'on veut profiter de chaque page.

C'est ce que j'ai ressenti dans ce thriller : c'était un moment confortable où j'allais de surprise en surprise. Déjà, l'auteur s'est amusé avec des fausses pistes dès le début. Plutôt que de caler clairement le contexte, il a commencé à parler du passé, puis du futur, sans dire qui était la victime du drame. Comme mon amie Cookies (on l'a lu en même temps !), j'ai cru qu'il s'agissait d'une personne en particulier. Mais non.

Ensuite, j'ai senti deux parties à ce roman. La première mettait les bases. Longuement mais sans que je ne ressente de lassitude. Il y avait beaucoup à dire, beaucoup à présenter, et tout était fait de sorte à ne pas ennuyer : chaque personnage était correctement peint, ce qui fait qu'on n'était jamais perdus ensuite. Malgré ça, j'ai quand même eu l'impression qu'il y a eu quelques pistes avortées, qui ont été transformées en fausses pistes. L'auteur a dû se chercher un peu... mais cela passe super bien !

La seconde partie du roman prend une allure plus internationale. La clef de l'énigme est bien plus impressionnante qu'elle m'avait semblé au premier abord. Tout a pris une tournure inattendue, jusqu'à la révélation, qui m'a laissée bouche bée. La fin était également parfaite, car l'auteur n'a pas cherché à faire des fioritures sur l'épilogue. Après tout, ce qui nous importait, c'était de découvrir la vérité. Non ?

En bref, un excellent thriller que j'ai dévoré malgré ses presque six cents pages. Il ne m'a pas fallu longtemps pour rentrer dans l'histoire et apprécier l'intrigue et les personnages. Un auteur que je vais surveiller !

lundi 10 avril 2017

L'abîme au bout des doigts

Auteur Olivia Billington
Titre L'abîme au bout des doigts
Année 2017
Genre Fantastique, Thriller
Pages 276p.

Ailina et Gabriel sont unis par le sang, mais aussi par un étrange don. D'un simple contact, il repère les meurtriers. D'un simple contact, elle les élimine.
Cependant, cette faculté secrète réclame son tribut. Alors que Gabriel souhaite y renoncer, Ailina en jouit et s'égare… De rencontres en découvertes, sauront-ils faire face au danger ?

Merci à Nats Éditions et Olivia Billington pour cette lecture.

Un peu de sang neuf chez Nats Éditions, c'est toujours appréciable, surtout quand il s'agit d'un tel cru ! Je connaissais cette auteur de nom, mais ne m'étais jamais lancée dans une lecture d'un de ses textes. C'est enfin chose faite, et c'était du pur bonheur... Enfin, tout est question de point de vue !

Cette intrigue est originale et intéressante. Présenté comme un thriller lorsque j'allais le commencer, il s'est avéré apporter une pointe de fantastique, suffisante pour captiver, surprendre, sans toutefois tomber dans les clichés habituels du genre. Ici, les héros savent plus ou moins ce qui leur arrive et ne cherchent pas à tout prix à résoudre le mystère de leur vie. Ils font avec, vivent avec. Ce n'est qu'une variable de plus dans l'équation qu'est ce roman.

Ce texte a su me surprendre car il n'est pas linéaire. Il décrit un moment de la vie de deux personnages, leur évolution sur ce cours laps de temps, et avant. On n'a pas une enquête policière à proprement parler, et si on a une romance, le livre reste assez contemporain et mêle plusieurs genres très habilement, de sorte à nous étonner quant au cheminement des événements. Je n'ai rien vu venir. Et ça fait du bien !

Les personnages ont également une vraie histoire. L'auteur les a tous dotés d'une personnalité, d'un but à atteindre, de qualités mais aussi de défauts. Ils sont complets, et c'est ce qui rend toute l'intrigue suffisamment complexe pour nous tenir en haleine. Car qui sait comment ils réagiront ?

L'émotion n'est pas en reste et j'ai tour à tour ri, souri, frissonné. J'aurais aimé un peu plus de suspense lors d'une scène, pour faire trépigner un peu le lecteur, que l'auteur soit encore plus sadique... mais c'est finalement ce qu'elle a fait avec cette fin absolument abominable, alors je ne peux que lui pardonner !

mardi 4 avril 2017

Tunnels #1 – Tunnels

Auteur Roderick Gordon & Brian Williams
Titre Tunnels
Année 2007
Genre Fantastique, Jeunesse
Pages 447p.

Will Burrows, un jeune garçon de quatorze ans, vit à Londres avec sa famille. Mais lui et les siens ont peu de choses en commun. Il partage cependant une passion avec son père : ensemble, ils adorent creuser des tunnels. Lorsque M. Burrows disparaît brutalement au fond d'une galerie inconnue, Will décide de mener l'enquête avec l'aide de son ami Chester.
C'est ainsi que nos deux héros se retrouvent bientôt dans les lointaines profondeurs de la terre. Là les attend un terrible et sombre secret qui pourrait bien leur coûter la vie.
Creusez le mystère !?

Une petite note sur ce titre jeunesse dont je ne savais pas trop ce qu’il m’inspirait. Un jeunesse fantastique, en général, ça vous donne envie de le lire. On parle de magie, de mondes merveilleux, d’un jeune héros dont la vie va changer. C’est féérique et attractif. Là, non. La couverture n’est pas spécialement attrayante, le résumé ne donne pas trop envie de rentrer dans ce monde. Mais je me suis dit qu’il ne fallait pas se fier à ça, que l’habit ne faisait pas le moine. Au final, je suis toujours aussi sceptique quant à ce titre. Il y a du bon, et du moins bon.

Le bon, c’est l’histoire au global. Il y a des péripéties, on aime à suivre Will, qui découvre ce monde si particulier qui se trouve sous terre et qui finalement découvre une partie de lui. C’est intéressant, bien mené, et les retournements de situation devraient nous permettre de rester dans l’histoire, de ne pas vouloir la quitter. Mais il y avait de grosses longueurs, et ça a gâché tout mon plaisir. La mise en place, notamment, était bien trop longue et donnait envie de passer à autre chose. En plus, après un a priori négatif, c’est d’autant plus difficile de remonter la barre et d’intriguer le lecteur. Car il est déjà en mode « fuite ».

Je trouve également que les auteurs ne sont pas allés au bout des détails. Nommer les choses, décrire clairement les personnes et les lieux permet de se situer plus facilement dans le récit. Je n’arrivais pas à visualiser ce dont me parlait ce livre, et cela a créé une sorte de barrière entre l’histoire et moi, ce qui est dommage, encore une fois.

Heureusement, des petits détails ont réussi à me tenir jusqu’au bout du roman. Ces petites choses me donnaient envie d’en savoir plus, sans pour autant être affamée, et m’ont donc permis de terminer ce texte. Néanmoins, je ne suis pas sûre d’arriver à me motiver à lire la suite, car j’ai peur de me retrouver, dans le second tome, dans la même configuration que ce titre : des longueurs, malgré une histoire intéressante. J’ai envie qu’une lecture me transporte… Je ne suis pas certaine que cette saga y parvienne…


Tunnels
     

mercredi 29 mars 2017

Et tu vis encore

Auteur Corinne Martel
Titre Et tu vis encore
Année 2016
Genre Contemporain, Drame
Pages 167p.

Alice, une jeune star de la chanson, a de mystérieux secrets qu’elle nomme le « Plan A ».
Marc, un écrivain de polars, appelle les siens le « Plan B ». En panne d’inspiration, il passe son temps à visiter des sites monstrueux qui troublent son équilibre mental.
Quant à Pierre, il réussit à obtenir la direction d’une nouvelle prison composée de trente-huit détenus très spéciaux : des tueurs en série enfermés à vie. Sur son bureau, une chemise grise, nommée le « Plan C ».
L’atmosphère est bien trop angoissante pour ce si petit village du Vercors…
L'heure des choix ne serait-elle pas prématurée ? Ils le savent bien, la mise en place de leurs plans va bouleverser le cours de leurs vies et les conséquences seront irréparables.
Et vous, à leur place, qu’auriez-vous fait..?

Merci à Harald et IS Édition pour cette lecture.

Ces derniers mois, j’ai souvent lu des avis très enthousiastes concernant ce roman. Tout le monde le qualifiait de magnifique, émouvant, et j’ai eu envie de le découvrir à mon tour, pour comprendre un peu cet engouement autour de ce titre. Je ne suis pas déçue.

D’aucuns diront que les personnages ne sont pas assez travaillés. C’est une question de point de vue. Le roman est très court, et l’auteur va a l’essentiel. Elle nous présente uniquement ce qu’on a besoin de savoir sur chacun des personnages, afin de se figurer l’essentiel de cette histoire. On n’est pas perdu dans un fourmillement d’informations, on a ce qu’il faut pour avancer.

L’émotion n’a pas été présente tout de suite dans le roman. Il a fallu attendre le réveillon et la chute, pour que je commence à me sentir mal vis-à-vis d’Alice. Je me suis interrogée, car je n’arrivais pas à croire ce que je lisais. L’auteur a en effet su positionner un nuage de flou et vaporeux autour de son histoire, de sorte qu’on ne puisse jamais être vraiment sûr de tout ce qu’on découvrait. Certaines choses s’avéraient réelles, d’autres pas du tout.

Vers la moitié du roman, mon attention était complètement retenue. J’avais peur de comprendre ce que la famille projetait, et en même temps je me disais que c’était impossible, que cela aurait été trop hasardeux, que c’était trop tard ! Et cela a suivi son cours, jusqu’à ce final, bouleversant de tendresse.

J’ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux, et je pense que c’était le but premier de l’auteur dans cette histoire. C’est réussi. J’ai dévoré ce titre : à peine commencé, déjà terminé. Je n’aurais pas supporté l’attente de connaître la fin, je voulais savoir ce qui allait advenir de tout ce petit monde.

vendredi 17 mars 2017

Rédemption #2

Auteur Enel Tismaé
Titre Rédemption
Année 2017
Genre Bit-lit
Pages 264p.

La famille, c’est vraiment une plaie ! Ça n’est pas Théobald ou Irina qui diront le contraire.
Le chien enragé qui sert de mère au vampire n’a pas dit son dernier mot et lance une nouvelle attaque. Un assaut qui ramène dans leurs vies les Alphas, une meute de loups censée être décimée depuis bien des siècles.
Irina, qui combat désormais aux côtés de Théobald, l’assiste dans la bataille et découvre une nouvelle part de son passé. Une part qui lève les derniers secrets sur sa vie et qui la forcera à prendre une décision déterminante pour son avenir…
Et si l’amour le plus pur pouvait naître dans la haine la plus sombre ?

Eh bien, s’il y a bien une chose qu’arrive à faire Enel Tismaé, c’est nous donner de l’hypertension. Le premier tome s’était arrêté en enfer (thème récurrent chez l’auteur), et là, nous y replongeons sans attendre. Apnéistes, vous serez à l’aise, il suffit de bien prendre votre souffle. Et vous ne le regretterez pas, car on se régale !

Si le tome 1 était une histoire plutôt centrée sur les vampires, ce second tome va bien plus en profondeur dans l’intrigue et nous intègre d’autres êtres, tels que les loups garous, dans une dimension bien pire que tout ce que l’on aurait pu imaginer. Irina découvre des secrets la concernant, pour notre plus grand plaisir, et pour son plus grand déplaisir. Enel, tu es sadique avec tes personnages !

J’avais un peu peur, au début, de la tournure que pouvait prendre cette histoire. Quand on mêle vampires et loups garous dans une histoire, on a en effet un peu peur que cela ressemble à une certaine intrigue qui était devenu un best-seller… Mais l’auteur a su tirer son épingle du jeu et nous proposer une histoire complètement inédite, avec des alliances inimaginables et des personnages qui font office de grands méchants !

Dans ce tome, également plus de romance. Certaines scènes raviront certains à ce sujet (pas moi !), et l’on sent que les relations entre les personnages prennent une autre réalité. Plus forte, plus intense, cette seconde partie de Rédemption mêle tout ce que l’on peut espérer trouver dans un roman de bit-lit : des crocs, de l’aventure, de la passion, de l’amour, du suspense… mais surtout, de la qualité !

Le texte est bien écrit, sans fausse note. L’auteur prend le temps de faire sa mise en place et ne se rue pas sur la fin. Elle s’autorise même la folie d’intégrer un nouveau personnage dans les derniers chapitres, histoire de nous surprendre jusqu’au bout. Encore une fois, Enel, c’est une réussite !


Rédemption