mardi 5 septembre 2017

Blog en cours de déménagement

RDV sur mon nouveau blog pour découvrir les dernières actualités de Mes rêves éveillés.

mercredi 28 décembre 2016

Les légendes de la Moïra #1 – L'ombre d'un maître disparu

Auteur Gavriel Howard Feist
Titre L'ombre d'un maître disparu
Année 2016
Genre Fantasy
Pages 26p.

Ici commence l’histoire de celles et ceux qui s’apprêtent à réécrire les légendes de la Moïra.
Au large du continent, sur une terre aux paysages sauvages où se mêlent hautes montagnes, rivières tumultueuses et vastes forêts, les Hommes, les Elfes et les Orques tentent, tant bien que mal, de préserver une harmonie aussi précieuse que précaire.
Forgée cinq cent ans plus tôt, l’alliance des Hommes et des Elfes sombre peu à peu dans les brumes de l’oubli. Les liens du passé se distendent, tandis que l’ancien règne de terreur du Maître et de son Triangle Noir resurgit des profondeurs de la forêt, menaçant l’équilibre de l’île toute entière.

Merci à CKR Éditions et Delphine pour cette lecture.

Une nouvelle fois, CKR Éditions nous propose une saga épisodique, composée de petits tomes, très petits, à peine une vingtaine de pages. Il y a du bon dans ce genre de textes, mais il y a du mauvais. En général, à la fin du premier épisode, on ne sait pas encore quoi en penser. L'histoire se met en place, on ne sait pas encore où tout ça va. Mais c'est vite lu, et on sait au moins si on a envie de lire la suite.

En quelques pages, j'ai pu apprécier un style très fluide et imagé, mettant en scène un univers de fantasy sur plusieurs périodes. Il y a beaucoup de personnages, et je ne sais pas encore lesquels seront importants par la suite, même si une petite idée se forme néanmoins. Ce qui m'a vraiment marqué, c'est bien le style de l'auteur. J'ai vu les scènes dans ma tête et je me représentais chaque situation. C'est un atout non négligeable, car je me souviendrais sans doute des scènes à la lecture du prochain épisode.

Pour l'histoire, toutefois, je ne sais pas encore dire si elle sera passionnante ou non. Pour l'instant, je dirais que c'est intriguant, et j'ai besoin d'en lire un peu plus pour me positionner. J'imagine que la suite ne devrait pas tarder, et j'espère que cela continuera dans la même veine que l'épisode 1. Affaire à suivre.

Les légendes de la Moïra

lundi 12 décembre 2016

Nekromantia #6 – Le pouvoir de Xlan

Auteur Rose Berryl
Titre Le pouvoir de Xlan
Année 2016
Genre Nouvelles, Fantasy
Pages 26p.

Imaginez un peu… Vous vous réveillez un matin sur le Grand Monde, quelques années après qu'un terrible combat magique se soit déroulé entre le jeune sorcier Esklaroth et la reine des Ténèbres, Melena. Toutes les peuplades sont plongées dans une situation précaire, des plus désastreuses. La plupart des villes ont été détruites et les terres dévastées. Malgré tout, au fil du temps, les sociétés sont parvenues, tant bien que mal, à se réorganiser, malmenées par les guerres impitoyables, les trahisons et les épidémies qui auraient pu, à elles seules, porter un coup fatal aux cinq royaumes.

Merci à CKR Éditions pour la suite de cette saga épisodique.

Cela faisait un moment que j'avais lu l'épisode 5 de Nekromantia, et pour la première fois j'en avais un souvenir intact. L'épisode précédent m'avait en effet bien marquée, et j'avais hâte de lire la suite. Je pense que je suis enfin rentrée dans l'histoire, ce qui n'est pas simple lorsqu'on n'a qu'un épisode de temps en temps... on en veut toujours plus !

Cette suite m'a beaucoup plu et j'ai l'impression que l'intrigue a pris une nouvelle dimension. Les personnages se rapprochent, et si Fareylia a encore beaucoup de mal à accepter d'apprécier Mylvera, on se rend compte que cette dernière supporte bien mieux cette nouvelle proximité avec la fillette elfe. Cela fait plaisir de voir une évolution de l'attitude et de la mentalité des personnages.

J'ai bien aimé ce court épisode. Il était plein d'actions et de rebondissements, ce qui m'a fait tourner les pages plutôt rapidement. J'ai aimé que Mylvera prenne un peu le commandement des opérations, tandis que Fareylia s'ennuyait lors du combat qu'elle aurait aimé résoudre à sa façon. Et puis, cette fin était juste abominable. J'aime bien cette fillette et j'ai vraiment eu peur pour elle à la fin !

J'ai hâte de la lire la suite du texte.

Nekromantia
     

dimanche 4 décembre 2016

Roy Grace #9 – Que sonne l'heure

Auteur Peter James
Titre Dead Man's Time
Année 2013
Genre Thriller
Pages 474p.

Brooklyn, 1922. En pleine nuit, un petit garçon terrorisé, entend quatre hommes pénétrer chez lui. Ils tuent sa mère et emmènent son père. Sa soeur et lui ne le reverront jamais plus. Désormais orphelins, ils embarquent avec leur tante pour l'Irlande. Avant le départ, un inconnu leur remet un morceau de journal avec quatre noms et une suite de chiffres griffonnés dessus, ainsi qu'une montre.

Il y a quelque temps, j’avais découvert Peter James à l’occasion de la sortie de la dernière aventure de Roy Grace. J’avais beaucoup aimé et m’étais promis de relire cet auteur dès que possible. Lorsque Que sonne l’heure est arrivé entre mes mains, je n’allais pas laisser passer cela. Et ce fut encore un bon moment, même si j’aurais dû ne pas lire celui-ci d’abord…

Je connais le personnage et son équipe, il suffisait que je me lance dans l’histoire. Bien sûr, ce n’est pas logique, j’ai lu le dernier, puis celui-ci qui est avant, et je n’ai même pas lu le début. Du coup, j’ai été spoilée une nouvelle fois ici, et je pense que c’est bien plus grave que dans le cas du tome précédent. Qu’à cela ne tienne. Le prochain Roy Grace que je lirai sera le premier tome. Je me le promets !

Ceci n’a rien retiré à mon plaisir ! L’enquête était intéressante, le suspense était présent… peut-être qu’il aurait pu l’être encore plus, mais, après tout, j’ai passé un assez bon moment, alors cela était suffisant. Au final, je me suis un peu trop focalisée sur l’aspect personnel de l’affaire. J’étais inquiète pour le bébé de Roy pendant très longtemps, j’ai plus frémi lors de cette « attaque » que pour tout le reste. Pourtant, l’intrigue avait de quoi émouvoir fortement.

J’ignore ce qu’il se passe dans les tomes avant/après, mais j’ai l’impression que ce tome avait son importance dans la vie de Roy Grace. En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti, et j’avoue que cela me donne encore plus envie de découvrir le reste de ses aventures. Bientôt, je l’espère.

Roy Grace
      

mercredi 30 novembre 2016

Un oiseau dans la tête

Auteur Sonia Bessone
Titre Un oiseau dans la tête
Année 2016
Genre Thriller
Pages 116p.

La ville, les lumières, le métro, l'oiseau, les autres... et moi.
Fermer ma porte à clef, me barricader, m'échapper, courir à perdre haleine et le semer...
Il y a un oiseau en moi et il me fait peur...

Tout d'abord, je souhaite remercier Sonia Bessone, qui m'a permis de découvrir en avant-première son premier thriller. Un mini-roman à vous donner des frissons !

J'adore cette auteur. Elle a le chic pour vous faire ressentir les émotions au plus profond de vous-même : quelques mots et vous avez les larmes aux yeux. C'est un vrai don et c'est ce qui rend chacun de ses textes si beaux, tout en restant parfaitement calibrés pour ne jamais tomber dans l'excès.

Ce titre ne déroge pas à la règle, et Un oiseau dans la tête nous offre un triplet de personnages un peu... dérangés. Chacun à un petit oiseau dans la tête qu'il doit comprendre et combattre, et la rencontre de ces trois personnages sera décisive pour leur avenir.

Alors, évidemment, ce titre est un thriller, donc les frissons seront au rendez-vous. Si le début commence doucement, le rythme va crescendo, et j'avoue avoir retenu mon souffle (enfin, je respirais quand même un peu pour alimenter mon cerveau, quand même, hein !) sur les dernières pages, jusqu'à l'explosion apocalyptique de ces dernières phrases. Ouf ! Et Oh ! Et Heu ?

Sonia, tu nous as concocté un texte de qualité digne des plus grands auteurs psychopathes et sadiques... Moi qui pensais que tu étais douce et gentille, je pense que je vais me méfier les prochaines fois que nous discuterons ou que je découvrirais un autre de tes textes sans rien en savoir que le titre... Merci pour cette lecture !

samedi 26 novembre 2016

Sim Survivor

Auteur Loïc Le Borgne
Titre Sim Survivor
Année 2016
Genre Dystopie
Pages 352p.

Sandro, 18 ans, est un fils de bonne famille, qui s’ennuie dans son monde luxueux et douillet au point de rechercher par tous les moyens à « planer ». Il est contacté par Ambra, une adolescente de 17 ans au caractère bien trempé, qui lui propose de vivre une expérience inédite et puissante. A ses côtés, Sandro se retrouve embarqué dans un stupéfiant jeu en théorie virtuel, Sim Survivor, dont chaque saison est suivie par des millions de fidèles connectés. Sandro comprend vite que ce monde, violent et cruel, n’est peut-être pas une simple simulation. Et si, comme le pense Ambra, tout était réel ? S’il ne s’agissait pas d’un jeu mais d’une véritable et impitoyable épreuve de survie ? Tout en jouant sa peau, Sandro doit percer bien des mystères, jusqu’à réaliser que l’avenir du jeu mais aussi de son pays est entre ses mains.


Merci à la Masse critique de Babelio et à Scrinéo pour cette lecture vraiment très fun.

Il ne faut pas mentir, quand j’ai lu le résumé de ce roman, je me suis dit que j’allais avoir droit à un Hunger Games revisité. Un jeu, des participants, un seul gagnant, et des morts à la pelle. Pardon, des éliminés… Car ici il s’agit officiellement d’un jeu en simulation, une sim… donc les éliminés ne sont pas vraiment morts… Enfin, la question qui se pose rapidement, c’est quand même : est-ce que c’est vraiment une sim ?

J’ai trouvé le début un peu trop rapide. L’auteur est allé vite en besogne pour nous mettre dans le bain tout de suite, et nous permettre d’appréhender le jeu quasiment immédiatement : un seul chapitre de mise en place. Du coup, j’étais un peu triste, car j’aime que la mise en place soit bien faite et soignée. Mais, entre nous, j’ai très vite oublié tout ça, car la sim a vite pris une telle ampleur que j’avais du mal à lâcher le roman.

Le rythme est effréné et les personnages attachants très rapidement. Sandro, malgré son côté « gosse de riche », reste quelqu’un d’humainement très bon, et il comprend les problématiques de la pauvreté, et se rallie assez vite à la cause d’Ambra. Celle-ci, par contre, a clairement des œillères et je la trouve assez fermée.

Ce que je pourrais reprocher à ce roman, c’est que l’auteur a voulu tout intégrer dans un seul tome : une mise en place, un jeu, des thèmes comme la pauvreté ou la tolérance, des disputes et des réconciliations, une fin absolument incroyable. Tout va forcément très vite, mais je salue l’effort, car même si c’est rapide, tout est bien traité et il n’y a pas de fausses notes. En plus, c’est agréable de lire une dystopie qui ne soit pas découpée en x tomes et dont il faut toujours attendre les suites.

L’univers est donc particulièrement bien amené, et Sim Survivor est un jeu absolument terrible géré par des gens peu fréquentables. D’ailleurs, je ne m’attendais pas à ce que, en un livre, l’auteur aille jusque-là dans la folie des coulisses de la sim. C’est un roman que je vous recommande si vous voulez passer un bon moment dans une dystopie sympathique, pas compliquée, et très folle !

mardi 22 novembre 2016

Perles de jeunes de Provence

Auteur Antoine Voulgaris
Titre Perles de jeunes de Provence
Année 2016
Genre Humour
Pages 164p.

Ah ! La sécurité du lycée, où même la NSA ne peut accéder à vos échanges téléphoniques ! Vous vous croyez à l'abri des complots, mais, pourtant, discrètement, un prof récolte vos perles...
Et les Perles de jeunes de Provence, c’est un peu comme les « perles du Bac », mais sur toute l’année, et avec l’accent !

Merci à Nats Éditions pour la lecture de ce recueil.

Les perles, ça a toujours été pour moi un moment de franche rigolade. J’aime les lire chaque année, à l’issue des corrections du Bac, et j’avais même en tête de créer ma propre perle à mon bac… Bon, évidemment, j’ai loupé le coche, car j’étais trop concentrée sur mes sujets… Dommage !

Du coup, lire un petit recueil avec de nouvelles perles, c’est sympa. Surtout qu’elles sont toutes inédites (celles du bac semblent revenir d’une année sur l’autre…), et sont liées à un contexte particulier : les jeunes de Provence, avec leur parler bien du sud-est. On sent même l’accent, dans la façon qu’a l’auteur de les relater !

Si toutes ne sont pas excessivement comiques, j’ai ri et souri à la plupart d’entre elles. Parfois, je me suis même demandé si elles étaient vraies, car certaines sont vraiment énormes. Dans le feu de l’action, ces jeunes peuvent être absolument extraordinaires !

Alors, si vous voulez passer un bon moment de rigolade, n’hésitez pas à vous procurer ce recueil. Ça ne fait jamais de mal au moral… Ah, et puis, pour ceux qui ne sauraient pas lire… y a des images, pour illustrer tout ça !

lundi 14 novembre 2016

Hostiles

Auteur Franck Thilliez
Titre Hostiles
Année 2013
Genre Thriller, Nouvelle
Pages 53p.

Quand Léa tourne la tête vers le conducteur de la voiture, sa ceinture de sécurité semble incrustée dans sa chair. Pas moyen de bouger. Tous les deux sont coincés dans l'habitacle, au fond d'un ravin, depuis ce mystérieux accident qui leur a fait dévaler la pente. sans téléphone, sans personne pour les entendre appeler à l'aide. Ils ne savent pas qu'ils sont là pour longtemps. Très longtemps...


Une petite chronique courte pour une nouvelle que j'ai adorée. Franck Thilliez, un des maîtres du thriller, a décidé en une cinquantaine de pages, de nous envoyer dans un huis clos pour nous faire frissonner un maximum.

Une voiture accidentée dans la forêt, deux personnes qui ne se connaissent pas. Elle autostoppeuse, car sa voiture était tombée en panne ; lui, un conducteur qui passait par hasard. Elle veut sortir de là, elle a l'impression qu'il veut y rester. Voilà les bases. Après ça, on peut tout penser, tout imaginer. L'imagination s'enflamme, et on ne sait plus qui croire.

Tantôt je pensais que c'était Léa qui avait raison, que Marc avait quelque chose à cacher ; tantôt je pensais qu'elle affabulait complètement, car des indices laissaient à croire qu'il était comme elle, simplement victime de cette situation. En quelques pages, je me suis posé des questions, j'ai eu peur, j'ai frissonné, et j'ai adoré ça.

Il n'y a pas à dire, cet auteur a le chic pour nous effrayer, et ce jusqu'à la dernière ligne, qui m'a simplement horrifiée ! Une nouvelle qu'il faut lire. Elle est simple, fluide dans son style, elle se lit (trop !) vite, et puis... c'est quand même Thilliez !

jeudi 10 novembre 2016

La viande des chiens, le sang des loups

Auteur Misha Alden
Titre La viande des chiens, le sang des loups
Année 2016
Genre Thriller
Pages 224p.

« J'avais vu tout ça dans cette môme et j'aurais aimé être comme elle. Mais on peut s'écorcher autant qu'on veut, on change pas la viande dont on est fait. » 1917. Un jeune soldat écrit des lettres à l’enfant, le sien, celui qu’il ne connaîtra pas. Il lui dit les hommes, leur rudesse et la douceur des livres, l’importance des mots. Il est assis dans un train qui le conduit vers des jours meilleurs. Mais une femme le fixe du regard depuis un bon moment. Dans les soubresauts réguliers du wagon, celui qui avait échappé aux séquelles physiques de la Grande Guerre tombe sous la sauvagerie des coups de stylet. 2015. Rory est un vieux chien sans plus de collier qui a fui Paris la grise pour un coin paumé de campagne où il savoure chaque minute de son isolement. Lui et ses velléités d’auteur qui n’a jamais réussi à se faire publier, lui qui hait les débuts, qui ne sait jamais par où commencer, va raconter une histoire dingue de tendresse et de cruauté, une histoire d’humanité brute qui lui est arrivée. Tout commence le jour où, en rentrant chez lui, il tombe nez à nez avec un rôdeur en train de mettre à sac son salon. Une fille surgit alors comme une furie et séquestre l’espace de sa présence. Le type se suicide. Cette fille, c’est Lupa, sorte de femme-enfant sortie des bois qui fait irruption dans la vie de Rory pour lui redonner la sensation d’exister. D’où vient-elle ? Qui sont ceux qui la traquent ? Est-elle la chasse gardée d’une confrérie d’illuminés ? Et que vient faire Rory dans cette histoire ? Lui qui cultive gentiment sa misanthropie depuis une décennie va devoir revoir sa copie.


Cette chronique va être difficile à faire, car je n'ai pas du tout aimé ce titre. Du moins, ce que j'en ai lu. J'ai abandonné à un peu plus de la moitié, car je ne supportais pas le style. Comme, de plus, l'histoire ne m'emballait pas, j'ai préféré laisser tomber.

Je serai donc assez courte dans cette chronique, et ne parlerai que pour la première moitié du roman. J'ignore si la fin relève le niveau et est cohérente. Je ne sais pas non plus si la suite est aussi bizarre et illogique que le début. Peut-être que le début visait à nous perturber ou nous surprendre. Si c'est le cas, c'est réussi, car j'ai été bien perdue dans les méandres de l'histoire.

Je ne saurais pas vous raconter l'histoire, car tous les éléments se mettent en place très vite, on passe d'une chose à l'autre sans temps mort. Je pense que c'est le genre de livre où ça passe, ou non. Soit on adhère à ce rythme particulier, soit on est perdu. J'ai été perdue, et je dois vous avouer que je n'ai pas compris grand-chose.

Mais ça, à la limite, pourquoi pas... Peut-être que la fin explique tout. Il vous faudra lire pour le réaliser. Ce qui m'a le plus gênée, c'est clairement le langage. Passant de familier à grossier, l'auteur interpelle le lecteur. Je n'ai pas compris pourquoi et n'ai pas vraiment apprécié le ton. Je ne parlerai pas comme ça à des proches, encore moins à des gens que je ne connais pas.

Pour moi, ce fut donc un raté. Je n'ai pas du tout compris où allait l'histoire et le ton ne m'a pas plu. Peu engageant dès le début, j'ai abandonné à un peu plus de la moitié. J'en suis désolée, mais je pense qu'il s'agit d'une appréciation tout à fait personnelle. D'autres aimeront sûrement, et le meilleur moyen de savoir si ce livre vous plaira est encore de le lire.

dimanche 6 novembre 2016

Les témoins de pierre

Auteur Simon Beckett
Titre Stone Bruises
Année 2016
Genre Thriller
Pages 320p.

Sean est en fuite. Malgré la chaleur qui écrase la campagne française, il préfère abandonner sa voiture accidentée et couper à travers champs pour éviter la police. Mais sa cavale se termine brutalement lorsque les mâchoires implacables d'un piège se referment sur sa jambe. Retrouvé quasiment inconscient par les deux filles du propriétaire d'une ferme voisine, il est recueilli et soigné. À peine capable de tenir debout, Sean se croit enfin à l'abri et est loin de se douter des dangers qui le menacent.

Merci à la Masse critique de Babelio pour cette lecture qui m'a fait frissonner.

Parfois, un bon roman noir, ça ne se refuse pas. Mais l'appréhension avant de le commencer s'était faite sentir, car avec ce genre de titre, soit ça passe, soit ça casse. Cela peut être un excellent moment, comme un gros moment d'ennui, car l'ambiance est calme et sombre à la fois. Et si ça ne prend pas, on n'a pas vraiment de péripéties auxquelles se raccrocher.

Le début de ma lecture était un peu difficile. Étrangement, j'ai accroché à l'ambiance et au style rapidement, mais je ne savais pas trop où ça allait, et je n'avais pas vraiment de mauvais a priori sur cette famille très étrange qui s'est occupée de Sean, après qu'il s'est blessé à la cheville en marchant sur un piège de la ferme. Très vite, on se rend compte que la famille a un secret, voire plusieurs, et l'attitude de chacun montre que Sean ferait mieux de se sauver vite fait. Mais il est resté...

J'ai bien accroché au tempérament de Mathilde, qui me semblait une femme bien plus forte que ce qu'elle prétendait. Gretchen était quant à elle une tête à claques, et Arnaud, sous ses airs bourrus, me plaisait étrangement. Sean, par contre, avait lui aussi un secret, et je ne savais pas trop quoi penser de lui, si ce n'est que je me suis attachée à sa présence et sa narration.

J'ai lu ce livre tranquillement et calmement, sans trop ressentir de fébrilité ou de moments de craintes, jusqu'à cette phrase, qui a tout changé. De mémoire, "mais que vous est-il arrivé ?". De là, j'ai eu comme un pincement au cœur, et tout s'est enchaîné. C'est fou, mais mon intérêt s'est étoffé, et le dernier tiers du livre a été un excellent moment, car tout s'est révélé vers la fin. Je me suis régalée.

Le final m'a également énormément plu, car Sean a finalement tout découvert (et nous découvrons aussi tout de lui), et je ne m'attendais absolument à de telles révélations. En plus, ce final est particulièrement réaliste et ancrée dans la réalité. On ne tombe pas dans le surréalisme et chaque personnage continue sa vie, avec ses erreurs, ses secrets révélés, et accepte sa peine.

En bref, c'était une lecture assez particulière, qui ne m'a pas vraiment attirée sur le début, mais qui s'est bien rattrapée sur la seconde partie, que j'ai avidement dévorée. J'espère bien pouvoir relire des titres de cet auteur, qui a su créer une ambiance très réaliste et sombre.